Electroacoustique

Articles sur l’Electroacoustique

  • Décret no 2017-1244 du 7 août 2017 relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés

    Le 9 août 2017 est paru au journal officiel le tant attendu nouveau décret relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés : Décret no 2017-1244 du 7 août 2017 relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés. Public : exploitants, … Plus

  • Concert ACDC Réglage temporel d’un système de diffusion retardé / Sondage sur vos pratiques

    Pourquoi un système de diffusion retardé ?

    En sonorisation, l'utilisation d'un système de diffusion retardé peut se faire pour différentes raisons. Il s'agit le plus souvent de compléter un système de diffusion principal afin d'augmenter la taille de la zone d'audience couverte par ce système (en profondeur en champ lointain ou en largeur en champ proche) mais il peut également s'agir de palier à une acoustique très difficile, à l'impossibilité d'installer un système de diffusion principal conséquent ou tout simplement pour homogénéiser la zone d'audience. Malgré l'avènement des systèmes longues portées comme les systèmes line-array, ce procédé a toujours son utilité car tout système de diffusion sonore, aussi longue portée soit-il, a ses limites.

    En effet, les lois de la physique sont les mêmes pour tout le monde et hormis la décroissance géométrique (sphérique en 1/r², -6 dB par doublement de distance ou cylindrique en 1/r, -3 dB par doublement de distance) qui dépend des systèmes, de la fréquence et de la mise en oeuvre et qui est due à l’augmentation, en fonction de la distance à la source, de la surface sur laquelle se répartie l’énergie qu’elle délivre, le son est atténué dans l’air par des effets de dissipation d’énergie lors du mouvement des molécules de gaz présentes dans l'air. Cette atténuation dépend de la fréquence, de la pression atmosphérique, de la température et du taux d’humidité relative.

    Exemples d'atténuations dans l'air (selon ISO 9613-1) à 20°C, au niveau de la mer et avec un taux d’humidité relative de 20% : A 100 Hz : 0.52 dB/km, à 1000 Hz : 6.53 dB/km et à 10 kHz, c'est 284 dB/km !

     PA of the day

    Comment l'optimiser ?

    Le signal sonore parcourt, dans l'air à 20°C et au niveau de la mer, 340 m/s soit 1 m en 2,9 ms environ et lorsque deux sources acoustiques ou électroacoustiques (deux enceintes par exemple) ne sont pas à la même distance de nos oreilles, leur signal sonore ne nous parvient évidemment pas en même temps.

    Le but de l'optimisation est, hormis l'ajustement du niveau de pression de chaque source, d'appliquer des temps de retards aux différentes sources afin que le son provenant de chaque source arrive en même temps à l'endroit choisi. La première chose à faire est de bien choisir le point de référence, là ou l'on va placer le microphone de mesure. En règle général, l'emplacement pris pour référence est le point d'écoute de transition entre les deux sources, là ou l'on peut entendre les deux sources simultanément.

    Il est par exemple inutile de mettre son microphone de mesure juste devant une source car si plus de 10 dB SPL séparent le niveau de pression acoustique généré par celle-ci du niveau généré par la source principale et qu'en plus, le son de cette source arrive en premier à nos oreilles, il n'y a pas besoin d'ajuster le temps de retard car de toutes façons, la source la plus faible sera masquée...

    Quelle est l'influence du réglage temporel sur la perception auditive ?

    En fonction de l’écart de temps entre l’arrivée des signaux sonores provenant des deux sources, le résultat en terme de perception auditive ne sera pas le même.

    1ère solution : si le retard est très précisément réglé et que les signaux sonores provenant des deux sources atteignent notre oreille simultanément, la source sonore sera, pour notre cerveau, placée sur une ligne virtuelle reliant les deux sources et décalée vars la source générant le niveau de pression acoustique le plus élevé à l'emplacement d'écoute.

    2ème solution : Helmut Haas a définit, a la fin des années 40, la loi du premier front d’ondes, plus connu sous le nom de "L'effet Haas" : La localisation d’une source est donnée par notre cerveau dans la direction d’où provient le son qui arrive en premier à l’oreille (son direct), même si le son retardé (celui ou ceux qui arrivent après lui) a une intensité supérieure au son direct de 6 à 10 dB.

    En utilisant l'effet Haas (en retardant de quelques millisecondes supplémentaires), nous pouvons faire "disparaître" le système de diffusion retardé, en tout cas pour la partie "perception auditive" de notre cerveau et donner l'illusion que le son vient complètement du système principal, bien que le système retardé (ligne de délai) en complète la courbe tonale.